Ici, un exemple de problème lié aux regards électriques fragiles.
On recule, on ne fait pas gaffe à la plaque de ciment fragile, et elle s'écroule sous les deux tonnes du pickup américain de maman. Pour le sortir de trou, il faudra un peu plus que le maigre bout de bois.
On attends souvent plusieurs mois la venue d'un technicien pour placer le compteur et on paye en attendant une consommation forfaitaire qui est très avantageuse pour l'utilisateur. Sur certains appartements (même récents), il n' y a pas de compteur.
Voici le type de compteur et de cablâge réalisé par l'équivalent de l'EDF au Venezuela. Je précise qu'il existe tout de même des compteurs avec écrans LCD mais qui ne possèdent pas les fonction comme en France de consommation instantanée. Il est donc impossible de voir sa consommation en temps réel. J'ai vu aussi des compteurs à aiguilles, un peu comme dans une voiture.
Les amateurs de détails auront repérés le tube en pvc qui fait parti de l'arrosage automatique de la jardinière.
Ici, les raccordements électriques mécaniques sont rares. Tout est fait au chatertone. Il n'y a pas de norme officielle. On fait comme on a vu dans les autres habitations et on ne fait pas évoluer les choses.
Certaines personnes affirment que cela ressemble aux Etats-Unis où je crois savoir que les normes n'ont pas été mise à jour depuis de nombreuses années.
Les tableaux électriques modernes ressemblent à cela:
La façade est en métal. Judicieux quand on sait que l'isolation des câbles faite au sotch touche la carcasse.
Un tableau bientôt terminé avec l'équivalent de deux phases en 110V et le neutre au milieu:
Concernant le tableau de droite, ne vous y trompez pas!
Les fils verts en haut des deux cotés du tableau, sont des câbles de neutre et non de terre. La réglette de terre est en bas. Elle est cachée par l'amas de câbles.
En cliquant sur l'image, une vue en détail
Je vous laisse admirer les couleurs des câbles.
Un autre style de tableau qui utilise l'autre type de disjoncteur.
Ici, les disjoncteurs s'enclenchent dans le tableau d'une autre manière. Les conducteurs centraux sont réalisés en cuivre par l'électricien. Le tableau seul est bien moins cher que le précédent, puisqu'il est vendu sans aucun rail de connections. Ils faut donc les faire soi-même.
Petit clic sur l'image pour l'agrandir
Petit disjoncteur principal 225A. Il ne possède pas de protection différentielle, comme d'habitude.
Un gros plan sur les conducteurs en cuivre avec des petites protections en plastique entre chaque barre d'alimentation.
Les trois rails correspondent aux deux phases (qui n'en sont pas vraiment puisqu'elle ne sont pas déphasées) et au neutre. Les rails en cuivre sont taraudés et je pense qu'il ne faut pas serrer trop fort sous peine de foirer rapidement le filet qui dans le cuivre doit être un brin fragile.
Pas de porte, pour pouvoir réarmer plus rapidement. De plus, de cette manière, les câbles refroidiront plus vite. Et visiblement, ils en ont besoin.
L'oeil averti aura remarqué, le groupe de disjoncteur de droite monté à l'inverse des autres.
Il est probable que la couleur ne suffisait pas à le discerner des autres, d'où un sens de fonctionnement spécifique !
Inutile de vouloir repérer les phases, tout est de la même couleur.
Un autre tableau de plus près avec du 220V nécessaire aux grosses climatisations:
Il n'y a pas de disjoncteur principal dans les tableaux. Il y en a un dehors dans une armoire métallique rouillant à grande vitesse. Sa mise en route ou sa coupure sont assez difficile tant le mécanisme est dur. Son calibre est de 250A sur cette installation. Autant dire qu'il ne sautera jamais !
De toute façon, il faudrait pouvoir ouvrir l'armoire et son cadenas rongé par la rouille.
Il n'y a pas non plus de protection différentielle et les disjoncteurs en 110v sont uni polaires.
Je n'ai vu que très peu de matériel plus moderne même chez les revendeurs électriques qui fournissent les grandes marques comme General Electric, Merlin-Gerin, Legrand, Siemens, etc...
Souvent, les revendeurs affichent les logos de plusieurs marques, mais n'ont qu'un seul modèle à proposer, le moins cher et le plus ancien.
Ici, sur ces tableaux, les disjoncteurs en 110V sont de 20A et 30A.
En 220V on trouve du 30, 40, 50, 60 et 70A. On voit très vite des choses bizarres comme un disjoncteur en 50A qui a des câbles plus gros que celui en 70A.
Je ne parle pas d'un quelconque code des couleurs. Ici, on fait avec les couleurs qui sont disponibles. On commence une ligne en bleu puis on continue en vert puis blanc, etc. Cela dit, ayant discuté avec des "électriciens", ils savent qu'il y a un code international et le connaisse. Mais ils ne l'appliquent pas, c'est leur part de liberté et de créativité artisanale.
Il est aussi curieux de voir que les disjoncteurs ne sont pas montés de manière verticale. Cela donne donc des sens de fonctionnements contraires aux deux rangées.
En France, pour couper, on baisse le levier du porte-fusible ou le levier du disjoncteur. Ici, c'est plus subtile:
La rangée de gauche a un sens de coupure qui est celui de la mise en route de la rangée de droite. Vous aller mieux comprendre plus loin.
Les intensités de coupures sont deux fois plus importantes puisque l'on est en 110V. ( les plus calés comprendront pourquoi ). Il n'est donc pas rare de voir des disjoncteurs de 70A avec des câbles qui paraissent légers pour de telles intensités. Une fois en fonctionnement, le tableau est bien chaud, à l'image du pays.
Les câbles sont aux normes américaines. Cette norme s'appelle American Wire Gauge. On parle ne Nº AWG et non de sa section en mm2. Tous les câbles sont référencés par un numéro et non par une section. Vous achèterez donc un câble nº8 ou nº12 sans savoir facilement sa section vue que cela n'est pas écrit sur sa boite. De plus, on l'achète souvent à la découpe. Parfois, c'est écrit sur le câble lui même, mais c'est rare. Les câbles sont multibrin mais plus rigide qu'un câble souple vendu en France. Ainsi, il n'y a souvent 17 brins (parfois moins pour les grosses section), ce qui donne une certaine rigidité, mais n'ayant rien à voir avec un câble mono brin vendu en France. Ils sont multibrins afin de torsader les extrémités entre elles. C'est ce type de connexions qui remplacent les dominos électriques. Ensuite on protège parfois (mais pas toujours) avec du chatertone. Il n'y a que très peu de dominos dans les commerces spécialisés et de très petite taille, donc inadaptée à la section des câbles courants pour une installation "moderne" et sérieuse.
| Nº AWG | section mm2 |
|---|---|
| 6 | 13.3 |
| 8 | 8.37 |
| 10 | 5.26 |
| 12 | 3.31 |
| 14 | 2.08 |
| 16 | 1.31 |
De manière très courante, pour des prises de courant en 110V, on utilise du nº12 et du 14 ou encore du 16 pour l'éclairage. Mais, étant dans un pays où l'approvisionnement est incertain, tout comme il est certain que l'approvisionnement régulier est improbable, on fait souvent avec ce que l'on a sous la main, donc tout en nº12, d'où un léger manque d'espace dans les boites d'encastrements.
Parfois on mixe : un câble d'une section pour la phase et une autre pour le neutre et inversement, tous de la même couleur. Le dépannage d'une telle installation est donc un casse tête épouvantable. D'autant plus que pour vérifier la présence d'une phase, on doit décoller le scoth des différents câbles, la colle restant sur vos doigt lors du décollage. Pour y avoir toucher, je peux affirmer que c'est un régal !
Chose étrange, voici un regard électrique extérieur, dans le jardin:
Tous les raccords sont fait au chatertone et on ne touche pas les câbles, car ils sont bien humides.
Comme le regard est plus bas que le niveau de la terre, l'eau s'écoule dans le regard avec un peu de terre en prime.
Il n'est pas rare non plus de voir des boites de dérivations électriques ainsi que des prises sur les murs extérieurs.
Ces boites sont en métal et non étanches. Visiblement cela ne pose pas de problème avec la saison des pluies abondantes et intense.