Je ne sais pas si on peut parler de placoplatre. Il existe du placo, mais on préfère le fabriquer soit même avec une sorte de filasse (dont l'odeur marque les narines). Les plaques sont alors plus petites et visiblement plus résistantes.
La fibre utilisée provient d'une plante d'Amérique Latine appelée ici cocuiza. Pas de rail en métal ou de tige filetée, la filasse enduite de plâtre joue le rôle de suspente.
Le placo coûte bien plus cher, et surtout, il résiste bien moins aux très fréquentes infiltrations d'eau. De plus, il est souvent mal fixé car j'ai vu des chantiers où l'on économisait un montant tous les 60cm en le vissant seulement sur les bords amincis. Les rails (1"5/8 soit 41mm et 2"1/2 soit 63mm) et montants en métal sont plus fins que ce que je connais en France. Les rails spécifiques pour les plafonds sont en forme de V et on utilise très rarement des suspentes ou des tiges filetées pour les plafonds suspendu, mais des rails que l'on clou au plafond et que l'on vis aux profils pour plafond. Cela diminue fortement la possibilité de réglage de hauteur et de planéité. Je n'ai pas encore vu de placo hydrofuge.
Il existe aussi, mais de façon plus épisodique, des plaques de fibrociment contenant de l'amiante.
Voici donc comment on fabrique du placoplatre. La filasse qui sèche au soleil.
Le plâtre est préparé dans un fût en métal et mélangé à la force des bras et d'un piquet
Un peu de plâtre, des fibres naturelles, une table, un moule, de la chaleur, la main de l'homme et
c'est prêt
Il suffit d'un petit échafaudage et de caler tout cela sans niveau pour avoir un plafond presque
droit