Voici une vue d'un système simple de mise en pression de l'eau:


La capacité est souvent donnée en Gallon US. Un Gallon US fait 3.78l. Ici, le réservoir bleu fait 82 Gal soit un peu plus de 310 litres.
On pompe l'eau dans la réserve pour atteindre une pression réglable en général de 3 bars ou plutôt dans notre cas 44 PSI (livre par pouce carré). La pompe s'arrête puis redémarre si la pression tombe en dessous des 2 bars. Là aussi, c'est réglable mais toutes les installations de sont pas équivalentes.
On peut avoir des systèmes plus complexes avec deux pompes ou plus, si le besoin en eau est plus important, notamment en cas d'arrosage automatique du jardin et en fonction du nombre de points d'eau dans la maison et de leurs hauteurs.
Dans ce cas, l'installation possède un séquenceur qui va alternativement commander une pompe puis l'autre. Le but est d'économiser les moteurs en leur laissant le temps de refroidir.
Les tubes sont en acier galvanisé pour l'aspiration et en pvc pression collé pour le reste. L'utilisation d'inox qui me semblerais plus judicieux et hygiénique n'est pas courante. Très peu de personnes savent le souder et le prix est évidement plus important. Cela dit, le galva rouille doucement mais sûrement. Les raccords unions fuient et rouillent et l'emploi de téflon de manière permanente est chose commune. Ici, chaque moteur possède une puissance de 1kW sous 220V avec une protection électronique que je montre dans la chapitre électricité. La cuve verte sur la gauche est un filtre composé de sable et de charbon.
Concernant l'extérieur des maisons, il est extrêmement rare de voir un pavillon avec des gouttières. Pendant la mousson, il pleut de manière assez intense pendant un peu plus de deux mois. Le résultat est que l'on voit l'eau rentrer dans la maison en plus de faire très vite apparaître de belles aréoles sur les murs, dûs aux ruissellements. Encore une fois, on est habitué à voir ce type de problèmes qui gênent moins que le prix à dépenser pour installer un système de récupération d'eau de pluie. Les routes et évacuations d'eau étant assez mal calculées (pente en sens contraire des évacuations) cela ne ferait qu'ajouter des problèmes si on drainait les eaux de pluie vers les semblants d'égouts, obstrués rapidement par les bouteilles, en verres ou en plastique et autres déchets laissés à même le sol par les habitants du pays.
La suggestion que j'ai faite aux architectes, de récupérer l'eau de pluie pour l'arrosage (souvent automatique) du jardin, leur apparaît comme un système complexe, donc onéreux, d'autant plus que l'eau est bon marché ici. C'est pourtant le même principe que la mise en pression de l'eau courante.
La tuyauterie est très majoritairement composée de tubes pvc pression rigide qui sont scellés dans les murs et une sortie en galva coriacement vissée jusqu'à faire péter le pas de vis du raccord en plastique dans le mur. Là, c'est le drame à la mise en eau. Les joints sont encore une fois fait au téflon. Plus rarement, les joints sont fait avec ce que l'on appelle ici du téflon liquide. Ce n'est juste que de la pate à joint silicone, mais elle a un pouvoir d'adhérence très important. Il est quasiment impossible de dévisser le tube (un niple) sortant du mur sans casser le pvc derrière. Par contre, c'est bien étanche.
De plus, l'acier galva chinois rouillant rapidement, l'eau sortant des tubes d'eau est souvent orange. Il est donc nécessaire de laisser couler un peu l'eau si l'on ne veut pas une douche à l'oxyde de fer.
Grosse infiltration dans un mur, donc on ferme successivement les vannes et on se demande d'où cela vient. Une fois le problème isolé, on sort le burin, le marteau et en avant, dans le ciment. Un avantage, dans ce cas là, lorsqu'il est bien humide, le ciment a perdu beaucoup de sa dureté.

A gauche, le trou dans le mur où l'on distingue le pvc et le début de son coude en acier.
A droite, la vue de plus près du pvc qui n'a pas résisté à la torsion imposée par le coude en acier,
lorsque l'on a voulu dévisser le bouchon du tube sortant du mur, pour y connecter un flexible de
lavabo. On voit la vissure horizontale sur le raccord PVC.
Il n'y a pas encore les murs extérieurs de la maison mais les tubes sont déjà là. On découpera les briques pour intégrer les tubes dans le mur extérieur.
Comme on est donc habitué à avoir les pieds dans l'eau un beau matin, on a prévu de pouvoir couper les arrivées de chaque point d'eau de manière indépendante mais aussi de manière collective. Cela ne fait que rajouter la possibilité de fuites et des vannes grippées donc inutilisables. De plus, dans chaque salle de bain et cuisine, des évacuations sont présentes au sol.
Voila à quoi cela ressemble:

Dans un toilette, on a classiquement un WC et un évier sur pied ou une vasque. Une vanne pour l'évier, une vanne pour le WC et une vanne générale (ici en rouge) sont nécessaires. Les évacuations et siphons des vasques sont en 1"1/4 soit presque 32mm.
Ici, l'évier n'a pas l'eau chaude. On a donc un "T" en galva pour n'avoir qu'une seule vanne à actionner afin de couper l'eau du mitigeur qui lui possède les deux entrées chaud/froid. C'est très souvent l'inverse, un T suivit de deux vannes successives, comme sur la photo de droite.
Il aurait été plus simple d'avoir un robinet avec un seule entrée me direz vous. Oui, je suis d'accord avec vous. Mais quand les éviers en céramique sont déjà percés avec deux trous, on ne peut mettre que ce type de robinet. On fait avec ce que l'on a, et on a pas souvent le choix.
Il y a très peu de coudes et de T en laiton. Le tube en cuivre recuit jointé au téflon, c'est le gaz.
Je précise que les tubes en cuivre sont très rarement soudés. Ceux que j'ai vu étaient pour les clim. Il existe des raccords coniques avec un écrou prisonnier pour connecter les tubes en cuivre, comme sur la photo qui suit.
Evidemment, les raccords à compression n'ont pas le même diamètre intérieur que les tubes.
Une réduction du débit est donc attendue.
Il n'y a pas d'autre tubes en cuivre sauf pour le gaz et les clim (ce qui semble être obligatoire dans ce cas, si l'on peut parler d'obligation dans ce pays).
De même qu'il n'y a que très peu de tube plastique souple comme le PER ou le bergaterre. Il y a par contre beaucoup de tubes en acier galvanisé pour les courtes distances.
Dans le cas des climatisations géantes (car pas d'isolation des habitations), les tubes en cuivre sont soudés avec des coudes tout ce qu'il y a de plus classique, à cela près que les dimensions sont en pouces.
On ne soude pas avec un gros chalumeau dans ce cas mais avec une toute petite bonbonne, style lampe à souder améliorée. Les tubes ne contenant pas de liquide, il est facile de les souder avec des baguettes contenant un mélange d'étain et d'argent.
Il est assez rare de voir un plombier faire des emboitures avec une pince adaptée. Il se contente souvent de faire un cône (avec un étaux pour colliers battus) et soude les tubes bout à bout.