La cuisine du Venezuela

N'étant pas gastronome ou guide culinaire, j'avertis le lecteur que ces quelques pages n'ont pas pour but de donner des recettes de cuisine. Je partage juste ce que j'ai dégusté au Venezuela et je donne un tout petit aperçu de la vaste gastronomie latino-américaine.

En relisant de temps à autre ces quelques lignes, je m'aperçois que j'écris souvent "quand on est pas en période de pénurie". L'insistance est bien involontaire et traduit ce que vivent les habitants de tout le pays dont je fais parti. Une semaine, il n'y a pas de farine, 15 jours après c'est l'huile, puis c'est le lait et le poulet, puis c'est le ketchup et ainsi de suite. Plus de détails sur ce problème au chapitre ma vision du pays et faire ses courses. Sur certaines photos, on voit les prix du moment. En visitant la page sur la monnaie, vous aurez une idée des prix en dollar et en euro.

Une des différences importantes est la façon de manger. Ici, on ne mange pas vraiment à heures fixes et on peut commencer un déjeuner à 15h, comme un dîner à partir de 18h. p1020770.jpg

De plus, le repas traditionnel ne se compose pas d'une entrée, un plat, un dessert. Quand on ne cherche pas à grignoter, j'entends par là un repas normal, on amène tous les plats cuisinés sur la table et chacun prend ce qu'il veut dans l'ordre qu'il souhaite. A noter aussi qu'il n'y a pas souvent de dessert.

Les desserts ou douceurs, comme on les appelle ici, sont plus souvent pour le 4h ou parfois le matin au café, ce qui n'empêchera pas de s'acheter dans la rue vers 10h une empanada de poisson ou une arepa de porc avec un jus de fruit ou une bière, le rhum (la vitamine) étant de coutume plus tardive suivant la zone géographique. Même si l'on fait des repas classiques en famille, on consomme énormément dans la rue.

 
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Vous verrez donc de nombreuses petites roulottes vendant hot-dog, empanada, arepa, hamburgers, tequeños et jus de fruits. Les hot-dog traduit littéralement par perro caliente, sont tellement consommés que l'on a donné un nom à part entière aux petits vendeurs de ce sandwich: los perreros .

Il existe des commerces de gros rien que pour les nombreux petits vendeurs qui n'ont pas besoin d'autorisation pour s'installer sur un trottoir ou même sur la route de manière plus ou moins permanente et définitive.

 
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En photo ci dessus, un vendeur ambulant de fruits. Il y a bien des roues sous son étalage mais, pour passer quelques fois à cet endroit, il ne bouge pas et reste ici la nuit, attaché à un poteau électrique par une chaîne et un cadenas comme beaucoup d'autres roulottes de ce type.

En photo à droite, un stand de qui vend d'excellents jus de fruits naturels. Les fruits sont frais et mixés à la demande du client. Là aussi, le stand est sur la rue et ne bouge pas la nuit. Cette technique de commerce est la même dans tout le pays. Ma vision du commerce au Venezuela.

 
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Ici, un stand de hot-dog, hamburger et boisson.

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On cuisine très souvent en friture.

Les viandes les plus consommées sont dans l'ordre le poulet, le boeuf et le porc. On apprécie aussi beaucoup le poisson fraîchement pêché le matin et en vente dès la sortie du bateau. Cela dit, on consomme aussi beaucoup de thon en boite et de sardine. Bien souvent, dans les supermarchés (qui sont très petits), il existe un rayon entier rien que pour le thon en boite et les sardines (quand il y en a).

Dans les légumes, les tubercules sont nombreux et on les retrouve très souvent aux menus des repas tout comme les bananes plantains.

En temps normal (j'entends par là, hors pénurie alimentaire et restrictions des quantités à l'achat) on trouve tous les légumes courants comme les pommes de terre, carottes, betterave, tomates, haricots, salades, choux, poireaux, poivrons, oignons....

Les fruits sont aussi très consommés. Ils ont l'avantage d'être abondant et bon marché (comparé à la France) sans oublier que leurs saveurs est très nettement supérieur à celle que je connais en France.

La cuisine du Venezuela n'est pas seulement influencé par la cuisine espagnole. Vous aurez naturellement aucun problème à commander un paella géante dans un restaurant.

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Une forte communauté italienne est présente dans le pays et on trouve donc souvent aux menus des lasagnes (pastichos), carpaccios, pizzas et bien sûr, des pattes qui sont aussi très abondantes toujours quand il n'y a pas de pénurie. Le Venezuela est le second consommateur de pâtes au niveau mondial (après l'Italie) avec respectivement 14Kg de pâte par an et par habitant. Mine de rien, cela fait tout de même un peu plus d'un kilo par mois par personne.

Une communauté asiatique est bien implantée (dans la restauration comme dans l'épicerie) et vous ne manquerez pas de trouver des restaurants asiatiques avec beignets, sushis et évidement du riz, lui aussi fortement consommé et donc souvent rationné.

Il existe aussi de nombreux restaurants orientaux offrant leurs spécialités Turcs et Iraniennes.

 

L'unité de vente des oeufs est le carton. Le carton contient normalement 30 oeufs frais et intacts. On rencontre aussi plus rarement des demi-cartons. Ils sont bien ficelés par le vendeur. Je n'ai vu personne venir avec sa petite boite en plastique contenant une douzaine comme peut le faire ma grand mère au marché. J'ai demandé, et ce type de boite n'existe pas ici.
Au passage de la souris sur la photo, elle changera

 
oeuf_imgp2623.jpgUne autre vu au marché d'un carton d'oeufs en gros plan.
Un petit clic sur l'image l'agrandira.
 
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Le lait liquide est rare. Les habitants préfèrent le lait en poudre. Je ne sais pas pourquoi. Certains m'ont expliqués que le lait liquide est trop riche en graisse alors qu'il est conditionné en brique UHT écrémé. D'autres me disent qu'en pourdre, il est plus facilement transportable et se conserve plus facilement. Cela dit, une brique UHT se conserve plusieurs mois lorsqu'elle n'est pas ouverte.

Quand je voit l'organisation générale dans ce pays, sur les routes comme dans le monde du travail, il me parait clair, que des camions citernes ne peuvent pas venir chercher le lait chez les petits producteurs tous les jours. Il faudrait commencer par respecter des horaires, puis avoir une rigueur hygiénique ainsi qu'une tracabilité de la production. Respecter un horaire est pour beaucoup de vénézuéliens impossible et inutile. Dans la grande distribution et l'industrie agroalimentaire, c'est indispensable. Outre les problèmes de productions, il ne faut pas chercher loin à mon avis les causes du non approvisionnement ou d'approvisionnement partiels des grandes surfaces.

De plus, le lait ayant un prix imposé par l'état, on ne gagnerait pas grand chose à lui vendre. Les petits producteurs de lait fabriquent donc d'excellents formages qu'ils vendent par la suite au marché municipal ou même dans la rue.

Dans un supermarché, les produits laitiers sont rares donc chers. Les yaourts par exemple sont vendus à l'unité. Inutile de chercher un pack de 12 pots de yoaurts, cela n'existe pas ici.