Vous avez votre permis de conduire depuis quelques années en France, vous pensez conduire correctement?
Vous allez voyager au Venezuela? Oubliez tout ce que vous avez appris, vous avez toutes les chances d'avoir
un accident!
Pour l'instant, je refuse d'oublier "le bon sens" au volant (sans jeu de mot), mais je ne vais pas tarder à
péter un câble ou à emplafoner un chauffeur de taxis!
Je m'explique:
Conduire est un luxe au Venezuela et pour cela, il faut posséder au minimum deux choses: une voiture et un
permis de conduire.
Quand on a juste le permis, on ne va pas loin. Alors quand on projette l'achat d'un premier véhicule, on
économise sur tout et en premier sur le permis de conduire. Après, on allège les frais de sa propre
formation à zéro Bolivar pour avoir
l'embarras du choix de sa voiture. Le problème c'est que dans l'embarras du choix au Venezuela, on a
souvent que l'embarras.
Comment faire pour économiser sur le permis? Facile, on ne le passe pas, on l'achète! On prends contact avec une personne qui connaît bien l'examinateur du code de la route. On paye une certaine somme d'argent et le jour du code, l'examinateur lit les questions et donne les bonnes réponses à haute voix.
A la sortie, vous donnez votre questionnaire avec les réponses justes et en fonction de votre nom, il vous dit si vous êtes reçu ou non. Vous avez payé, c'est bon: vous avez votre code. Vous n'avez pas payé ? Il faudra prendre contact pour la "contribution" et vous aurez votre code, mais la prochaine fois. C'est simple non ?
Il n'y a pas si longtemps (moins de 10 ans) on vous vendait le code et la conduite en même temps car on n'avait pas de voiture pour vous faire passer l'examen pratique qui se déroule hors circulation, sur une piste spéciale. Il parait qu'aujourd'hui, on a enfin des voitures pour passer l'examen pratique du permis de conduire. Vu comment on "conduit", je demande à voir le genre d'exercice que l'on pratique.
Depuis presque deux ans, je n'ai vu qu'une seule voiture auto-école, et encore à Caracas. A Barcelona, pour
567 000 habitants, il y a trois auto-écoles dans les pages jaunes. Et je n'ai jamais vu une seule
voiture école. Avec ces méthodes, personne ne connaît le code de la route car personne ne l'a jamais
appris. Tout ce petit monde conduit donc au feeling, c'est à dire n'importe comment, et je reste poli.
Chacun a donc sa version personnelle du code de la route que l'on pourrais réduire à ces deux mots:
"yo primero", moi en premier. J'en reparlerai plus bas avec des exemples et
j'espère des vidéos (un peu plus tard).

Sur un permis de conduire vénézuélien (à gauche) apparaît le numéro de la carte d'identité du titulaire
(une fausse carte d'identité plus bas à droite en exemple) et il a une date de péremption de 10 ans. Passé
ce délais, vous devez théoriquement repasser l'examen. Dans la pratique, vous allez chez l'I.N.T.T.T et on vous pose une ou deux
questions, quand on a le temps. Autrement, on vous donne un permis provisoire et cela repart pour dix ans à
conduire comme un pied tout en étant persuadé de conduire à la manière du champion vénézuélien Johnny Cecotto. Il vous faudra attendre quelques mois pour avoir
le permis définif. Les lenteurs administratives et le peu de moyens en province est incroyable.


Le permis est au format carte de crédit. Il a changé en 2008 pour voir apparaître une photo du titulaire et
son groupe sanguin. Vous pouvez voir ici (en espagnol) les
détails du nouveau permis. On commence à peine à le délivrer au compte goutte dans les grandes villes et
pour la campagne orientale, cela ne sera pas avant mai 2009.
Sur le permis est noté le "grade" qui correspond à la catégorie du véhicule que vous pouvez conduire. Si vous avez le permis de conduire voiture et moto, vous aurez deux permis correspondants aux A et B en France.
Le grade 3 correspond à un véhicule de moins de 9 places et pesant moins de 2500kg, à usage personnel. Derrière le grade, il y a une lettre "a" si vous êtes mineur entre 16 et 18 ans, "b" si vous avez plus de 18 ans. On peut conduire dès 16 ans avec l'autorisation des parents. Le grade 2, c'est pour les motos: "a" jusqu'à 150cc et "b" pour les les plus de 150cc. C'est curieux, mais sur le site de l'I.N.T.T.T., je n'ai pas vu de grade 1, on commence à 2. Logique vénézuélienne!
Etant étranger et touriste, je ne peux pas avoir de permis vénézuélien. Il n'est en effet pas possible de donner son numéro de passeport car le système informatique du pays n'accepte que les chiffres et non les chiffres ET les lettres qui composent le numéro des passeports français.
J'ai donc demandé à ma préfecture française un permis international valable 3 ans accompagné de mon permis rose français. Ce permis est souvent contesté par les fonctionnaires de police qui vous demandent souvent une "contribución" pour fermer les yeux, alors qu'il est tout ce qu'il y a de plus valable.
Vous devez cependant, si j'en crois la loi du pays, passer une visite médicale auprès de la "medicina vial" (la médecine de la route) ou auprès d'un médecin agréé pour ce type de certificat médical. La visite est payante. Cet organisme est si honnête, que l'état s'est aperçu que l'argent versé sur le compte ne correspondait pas au nombre de permis octroyés. Il n'est donc plus possible de payer directement au cabinet du médecin comme par le passé. Vous devez faire un virement sur le compte de l'organisme. Le montant est donné en "unidad tributaria" que je vais traduire en unité fiscale. Une unité valait en novembre 2008, 46BsF. Vous présentez par la suite votre reçu de virement pour prouver que vous avez payé. Cela vous fera connaître les joies des queues dans les banques vénézuéliennes. Oubliez en effet la possiblité de faire un virement par internet. Vous devez avoir un reçu signé et tamponé par la banque. On adore les tampons au Venezuela, cela fait plus vrai et officiel alors que la majorité des documents sont obetnu de manière frauduleuse.
Quand j'y suis allé, le toubib m'a fait très rapidement lire des lettres sur une affiches à quelques
mètres. Par la suite, dans un petit bouquin, il me montre l'image d'un chiffre entouré d'un nuage de points
de différentes couleurs. Si je perçois bien le rouge du vert, je dois lire le bon chiffre. Jusque là, j'ai
tout bon, mais le gars me fait remarquer que sur mon permis français, j'ai le permis moto ET voiture, et me
dit que pour avoir les deux ici, je dois faire deux virements correspondant aux deux visites médicales.
Surpris, j'explique qui si je vois bien pour la voiture, je pense voir de la même manière pour la moto. Il
me répond qu'il est d'accord avec moi, et me propose de ne pas passer la seconde visite, mais en payant
aujourd'hui une deuxième fois. La bonne blague,...sauf que c'est vrai!
Le comble c'est que sur mon certificat médical, je n'ai pas le bon numéro de passeport. Grâce à leur
système informatique qui n'eccepte pas les lettres, j'ai un numéro tronqué. C'est beau la technologie au Venezuela !
Je ne suis pas vénézuélien et je ne n'arrive toujours pas à comprendre ce mode de fonctionnement corrompu, d'autant qu'il donne un avis favorable en 30 secondes pour certaines personnes. Il y a même des gars qui se proposent d'aller chercher pour vous, votre certificat médical et qui passent la visite à votre place. Ils ne sont pas durs à trouver, ils font de la pub dans les journaux. N'ayant pas de moto pour l'instant, je me suis contenté sagement du permis voiture.
En 2006, selon le gouvernement, il y aurait eu seulement 4500 morts sur les routes. C'est à mon avis incomparable avec la France. Ici, il n'y a pas beaucoup de route, et surtout il n'y a que 26 million d'habitants et une voiture pour six habitants, qui serait le taux le plus important d'Amérique Latine.

Ce faible taux explique le nombre impressionnant de taxis collectifs (officiels ou pirates) ainsi que les
nombreux minibus bondés dans les villes. Si vous possédez une voiture, vous êtes un taxi en puissance. Très
souvent les taxis sont maquillés d'autocollants à la manière des voitures dans les jeux vidéo et possèdent
un petit nom sur la vitre arrière. Ils conduisent avec une très grande aisance pour s'infilter dans une
file et vous voler la place que vous occupiez.
Je remarque qu'il y a deux style de taxis.
Les uns sont de vieilles voitures américaines aux roues très larges et à la carrosserie completement mangée
par la rouille. Le tout est propulsé par un moteur V8 dont le bruit et la fumée fait penser à un paquebot.
La musique est très souvent présente à fort volume. Pour donner un exemple, on peut voir dans les séries
télés américaines des années 70-80, des Chevrolet Caprice ou Malibu. Vous voyer les voitures à la Starsky
et Hutch ? Et bien, c'est exactement cela mais avec des voitures bien souvent en lambeaux.
Les autres sont des voitures plus petites et plus modernes, genre Fiat Uno, Ford Fiesta ou Chevrelotet
Corsa par exemple. La petite taille donne plus d'agilité et de confiance aux pilotes pour faire n'importe
quoi en vue de grapiller deux mètres.
Ces taxis sont, selon moi, les engins les plus dangereux. Il sont conduits par des chauffeurs avec bière à
la main et souvent leur téléphone coincé entre l'épaule et l'oreille. Au Venezuela, on roule à droite avec
le volant à gauche, comme en France.
Les feux tricolores ont un fonctionnement identique à cela prêt qu'ils ne sont pas là où vous devez vous
arrêter mais en face, de l'autre coté du carrefour. Au feu rouge, on peut s'avancer un peu, puis un peu
plus, puis encore un peu plus. Vous avez beau vous avancez, vous voyez toujours le feux. Alors vous avancez
encore un peu plus, et là, les autres voitures qui ont le vert et qui avancent elles aussi, commencent à
freiner car elles ont peur de vous (qui êtes au milieu du carrefour). Et comme la circulation s'arrête,
vous pouvez continuer de griller le feu rouge en claxonnant pour indiquer aux autres que vous passez.
Le taxis a une règle: j'ai une voiture défoncée de partout, je n'ai peur de rien (c'est un pilote selon
lui) donc j'ai la priorité.
Le problème c'est que tout le monde pense à peu près pareil et s'engage au même moment, sans aucun sens de
priorité et avec ses propres règles. Cela provoque des carrefours bloqués alors que si l'on avait respecté
un ordre dans le passage, cela serait plus fluide. Mais non, on préfaire le blocage à la fluidité, le
bordel à l'ordre, l'anarchie plutôt que trois petites règles simples de conduites à respecter. Mais ici,
les infrastructures routières comme les feux, les panneaux de stop, les lignes au sol, les terre-pleins,
cela n'est pas courant. Alors, quand on voit une des ces choses, on fait mine de pas comprendre à quoi cela
sert. Et comme il n'y a personne pour faire respecter un minimum de règles, on continue dans ce bordel sans
nom.
Comme je viens de le dire un peu plus haut, il y a peu de route, comparativement à la France et surtout, il n'y a pas ou très peu de maintenance. C'est une caractéristique qui n'est pas seulement propre aux routes mais aussi aux véhicules. En France, vous avez le choix, très souvent, entre l'autoroute, les routes nationales et départementales. Ici, cela n'existe pas. Il n'y a pas ce type de distinction. Certes, il n'y a pas de region ni de département mais des états. Il y a une route et point barre. Quand arrive un accident, vous êtes bloqués pendant quelques heures à attendre la police pour faire le constat, le bouchon se forme et vous vous demandez quand on va bouger. J'ai rédigé mon premier voyage pour Caracas en voiture en temps que "pilote".
Sur les routes du Venezuela, il n'y a pas beaucoup de signalisation. Il y a peu de lignes blanches et très
souvent les lignes ne correspondent à rien. On peut par exemple emprunter une voie alors que des flèches au
sol indiquent un sens contraire. On s'en fout, c'est libre, on passe! Il y a encore moins de panneaux. De
plus, ils sont mal placés. Par exemple, une indication de sortie d'autoroute, cela se met plusieurs
centaines de mètres avant la sortie et non pas après la sortie, là où vous ne pouvez plus tourner. Mais
qu'importe, on fera marche arrière sans avoir mauvaise conscience!
Pas de peinture donc, mais des trous au sol un peu partout, ce qui vous oblige à bien regarder la route
pour faire un évitement à droite ou à gauche ou même un freinage d'urgence, en risquant de taper la bagnole
qui arrive en face. Et cela arrive assez souvent. D'autres se plantent tout seul en esquivant un peu vite,
une plaque d'égout manquante.
Certains automobilistes soucieux d'avertir d'un danger, font ce qu'ils peuvent pour prévenir et cela donne
lieu à des photos comme celle de gauche. On abouti à des situations grotesques et plus que dangereuses, où
le véhicule venant en sens opposé, empreinte votre canal (il est donc en contre sens) pour éviter les trous
de son coté. Là aussi, c'est du vécu, et les sensations sont garanties sans même adopter une conduite
rapide et sportive.
Sur la photo ci-contre, la branche d'arbre indique qu'il manque la plaque d'égout. De toute façon, comme on
a goudroné récemment, on a rajouté une épaiseur de goudron et on ne peut donc plus remettre la plaque. J'ai
même vu des endroits où l'on a recouvert les plaques d'égouts sous le goudron. A la première pluie de
mousson, les évacuations se bouchent et le service des eaux usées vient faire (après plusieurs jours de
route inondée) quelques trous pour retrouver les trappes.
Après quelques mois à conduire dans le
pays, je ne pas pense que cela soit avec quelques centaines de litres de peintures que l'on va apprendre
aux conducteurs à bien choisir sa file et à y rester. Cela me rappelle mon moniteur d'auto-école qui me
disait: "la ligne blanche, c'est comme un mur, tu ne peux pas la franchir!".
Cela ferait bien rire ici, si l'on apprenait à conduire avec un prof.
Non, pour arrêter un vénézuélien, il faut un vrai mur, en béton armé précontraint, un mètre de large et deux mètres de haut! Et encore, je suis sur, qu'ils essaieraient de le pousser pour grappiller une ou deux places dans un embouteillage.
Comme on ne sait pas, puisque l'on a pas appris (que l'on soit riche ou pauvre), il sera tout à fait normal
de remonter la fille complètement à droite (celle qui sert à tourner uniquement à droite) jusqu'à un
carrefour, brûler le feu pour tourner à gauche et donc faire demi tour sur un grand boulevard deux fois
deux voies, justement devant un panneau où il est interdit de faire demi tour, et où la police glande
tranquillement à l'ombre en se tripotant le nombril.
Je précise que la police ne fait rien, elle regarde et ramasse les morceaux. La police française m'apparait
aujourd'hui comme des experts aux manières de ceux que l'on peut voir dans la série télévisé américaine.
C'est dire le niveau...!
Parfois, le feu n'est pas rouge, mais vert, et le conducteur pressé coupe la circulation du boulevard car
il tourne abusivement à gauche pour faire demi-tour. Il ne faut pas aller chercher bien loin les raisons
des accidents et des bouchons. Il est ahurissant de voir à quel point les vénézuéliens peuvent être
patients pour avoir droit à 2 kg de farine de maïs ou 1kg de sucre dans un supermarché, faire la queue deux
heures dans une banque pour encaisser un chèque, et être complètement abruti (et je reste poli) au point de
rouler à contre sens ou sur les trottoirs pour gagner deux places dans la file.
Si vous respectez le feu rouge, on vous klaxonne. Vous commencez à demarrer au vert, les gars au rouge
continuent de passer. Si vous n'essayer pas de vous imposer, vous ne passerez jamais. Quand l'un a plus
peur que l'autre, il freine, et là vous passez. Voila comment se fait la régulation du flux de voitures au
Venezuela. Cela pourrait être la seule règle du code de la route ici: "priorité à celui qui n'a pas peur!"
Le conducteur vénézuélien pense à lui et uniquement à lui. Il peut bloquer un carrefour pendant deux
heures, rouler sur un gamin qui veut traverser, bruler tous les feux devant les flics, il s'en fout! Je
passe sur le nombre de mecs qui doublent à droite alors que vous doublez déjà une voiture.
Le truc qui me sidére, c'est le taxis qui roule sur la voie la plus à gauche d'un grand boulevard et qui
lève la main pour indiquer le nombre de places qui lui reste dans sa péniche. Moi, je me dis, mais où
cherche t-il un client? Il se trouve sur le trottoir de droite, bien plus loin. Le client fait signe et le
taxis reste sur sa fille mais ralenti, s'arrête, et attend le pièton en pleine rue. Pourquoi aller vers le
client et accessoirement laisser les autres continuer à rouler au lieu de les bloquer?
Pour réguler la circulation, on a aussi des ronds points, mais en faibles nombres. Leur utilisation est
troublante à mes yeux. Il n'y a pas de marquage au sol et la voiture qui entrent ont priorité. Une fois
dans le rond-point, vous freinez pour ne pas percuter un autre qui entre à fond, d'une autre entrée
puisqu'il a priorité. Je pense que ce système est parfait pour emboutir de la tôle mais nullissime pour
réguler le traffic d'automobiles comme pour en diminuer la vitesse.

Une des autres caractéristiques des nombreux embouteillages, c'est que sur une route où vous avez deux
files dans un sens et deux dans l'autre, vous ne verez pas un total de quatre files mais bien plus. Le
conducteur du coin vous diras: "Quand il y a de la place pour deux, il y a de la place pour moi." En effet,
quand il y a de la place pour deux voitures, on en fait passer quatre. J'ai même vu des taxis remonter en
sens contraire, sur l'autre canal en roulant avec deux roues dans l'herbe et deux autres sur le reste de
route. Incroyable, mais vrai !
Evidement, on cherche en passant partout où on peut, à aller plus vite, à prendre un raccourcis, mais peu
après, on peut décider de faire demi tour en essayant de changer de canal pour aller sur l'extrême gauche
et traverser le séparation centrale, comme sur la photo un peu plus haut.
Sur la photo de gauche, une vue depuis une passerelle pour piétons, pour donner un idée d'une route à deux
voies lors d'un bouchon. En zoomant, on pourra compter cinq files. Un grand classique!

A propos du goudron, on plaisante souvent en disant "asfalto echo con agua de
caraota" (goudron fait avec le jus des haricots
noirs). Il m'a fallu attendre la saison des pluies pour m'en rendre compte. Quand il pleut, le goudron
se désintègre sous le passage des véhicules. Il se creuse un peu de la même manière que les routes de
montagnes, avec un bon hiver. Sauf qu'ici, à Barcelona, en bord de mer, il n'a jamais neigé ni gelé. J'ai
vu des routes fraîchement refaites avant la saison des pluies (de juin à août) et voir apparaître des
affaissements d'abord, puis des trous de plusieurs dizaines de centimètres de diamètre. Le goudron ne tient
donc pas longtemps avant qu'il soit détruit par l'eau et probablement le soleil ardent. Je remarque qu'il
n'y a pas d'interdiction pour les poids lourds d'emprunter les rues des centres villes. Le poids de ces
camions doit y être aussi pour quelque chose.
Quand je suis allé en France avec ma compagne (vénézuélienne), elle a été stupéfaite de la qualité des
routes et elle m'a demandé: "Comment se fait-il qu'en France, où il n'y a pas de pétrole, vous ayez des
routes neuves?". Elle ne sont pas neuves, mais elle apparaissent comme telle à ses yeux. Un peu plus tard,
elle s'est rendue compte que le prix d'un péage français, c'est pas 0.3BsF (0.14$US) comme on le demande à
Barcelona!

J'ai vu aussi des équipes techniques qui goudronnaient directement sur la terre sans aucun lit de cailloux ou de gravier tamisés et compactés. Les routes et les autoroutes sont donc de très mauvaise qualité pour ce que j'en ai vu. La voiture ne cesse d'osciller au fur et à mesure que l'on roule sur les innombrables dos d'ânes et déformations de la route. Par temps de pluie et dans une courbe, les sorties de routes ne sont pas rares, même à faible vitesse. De plus, le parc de véhicules étant assez vétuste et souvent de marque nord-américaine, une bonne quantité d'huile de boite de vitesse et de fluide de transmission se retrouve au sol, ce qui ne va pas améliorer les choses par temps de pluie. Une vue des taches au sol sur un parking sans les voitures est édifiante. On voit d'ailleurs beaucoup de petits vendeurs d'huile au bord des routes. L'huile est très nettement plus cher que l'essence. Un minimum de 15BsF à 20BsF par litre d'huile minérale.
Les voitures étant peu
entretenues, les accidents arrivent très vite. Je reste surpris (une fois de plus) du nombre de voitures et
de camions ayant perdus une roue. Il faut dire que bien souvent, sur les véhicules anciens, il manque la
moitié des écrous de roues. Sur la photo si contre, on est sur un très grand boulevard. Un taxi est en
panne, sa direction est hs. Que fait-il ? Il ouvre son coffre, sort son cric hydrolique ainsi qu'une cale
en bois et commence à bricoler sa bagnole en bloquant une bonne partie du trafic. Dans ces cas là, je suis
étonné (toujours et encore), mais les voitures ne klaxonnent pas trop. Et personne ne va dire au mec de
bouger son épave pour gêner un peu moins, pas même la police. Non, on est habitué à ce genre d'attitude.
Par contre, lors d'un accident, on klaxonne joyeusement, alors que le ralentissement me parait plus
compréhensible. Tout comme à un feu rouge, vous aurez un concert de klaxon si vous ne devancez pas le vert.
En effet, on ne voit pas l'intérêt de s'arrêter au feu quand on ne croit voir arriver personne (et surtout
quand on regarde pas).

On crève aussi très souvent et les problèmes de freins sur les camions sont très nombreux. Quand on prend
un trou de 20cm de profondeur à 80km/h, cela ne pardonne pas. C'est du vécu, un pneu hs et j'étais content
de ne pas avoir plié la jante.
Une des différences majeures avec la France, c'est qu'une fois en panne, on n'appelle pas une dépanneuse.
D'abord, on tape sur la bagnole en l'insultant, puis on attend, histoire de voir ce qu'il se passe. C'est
probablement culturel et en relation avec une religion, où le miracle est possbile. Après cette période de
repos à observer le bordel que provoque sa voiture arrêtée en plein milieu de la route, on ne cherche pas à
pousser l'engin au bord, mais on répare sur place, le nez dans le cambouis au milieu de la route, même si
l'on doit bloquer la route pendant une journée ou plus. Cela ne fait que rajouter des ralentissements et
bien souvent un accrochage de plus qui rajoute donc encore un peu plus de lenteur car les constats ne se
font qu'en présence de la police de la route.
Attention, c'est pas la petite réparation dont je parle. On va se changer un alternateur sur une autoroute de nuit, sans phare et dans un virage, un disque de frein ou une biellette de direction au feu d'un carrefour, un arbre de transmission ou un cardan sur une rocade aux heures de pointes ou bien encore un tambour de frein comme sur la photo de gauche. Les cônes sur cette photo n'indiquent pas un danger, mais la présence d'une tonnelle de la police. Police qui ne voit d'ailleurs aucune objection à ce que l'on bricole sur la route. Sur la route et dans les caniveaux, j'ai vu des bougies, des bièles, des disques et des plaquettes de freins, des joints de culasse et même un arbre à cames à Caracas.
Il est conseillé de ralentir et parfois d'ouvrir ces vitres fumées (oui, toutes les voitures ont des films teintés sur les vitres) lorsque l'on voit ces cônes. Sur la photo, le conducteur est parti et a laissé son véhicule sur place avec le cric et la roue jumelée en moins. Lors d'un changement d'arbre de transmission ou de cardan, on ne voit aucun problème à vidanger son huile de pont ou de boite sur la route. Cela parait naturel à tout le monde. J'ai même vu des mecs proposant leurs services pour faire la vidange en bord de rue en ville. Ils montent une des roues sur une rampe en bois et vidange dans le caniveau. Aucun problème!
Tout ce qui gravite autour des bagnoles est cher excepté l'essence.
Les pièces détachées sont chères car pas grand chose n'est fabriqué au Venezuela. La quasi totalité des
pièces sont importées et donc payable en Dollars. Comme on ne peut pas avoir de devises facilement, c'est souvent la pénurie de pièces.
Les usines automobiles sont de simples ateliers de montage où tout arrive en conteneur. Les pneus sont
chers (alors que certains sont fait au pays), l'huile (alors que l'on a un max de pétrole), les filtres,
les batteries mais aussi les housses de sièges, les tapis de sol et j'en passe.
Les garages et concessionnaires ont très mauvaise réputation. Vu que les pièces sont importées, on a pas un grand chose en stock. Alors pour une réparation importante, en cas de choc, et suivant la marque de votre voiture, les délais de réparation sont inconnus. Il y a énrmément de petits commerces qui vendent des pièces détachées, neuves ou d'occas, mais pour des modèles bien précis. Après, il y a de la magouille à tous les coins de rues pour réparer sa voiture. Certains petits garages vous réparent la clim et vous changent votre alternateur par un mauvais et revendront le votre à un autre client. Il est donc conseillé de marquer ses pièces ou de rester chez le garagiste pendant son intervention. Mais cela n'est hélas pas toujours possible.
Autre petit exemple: ma belle mère a coutume de faire la vidange chez un petit garagiste (honnête selon elle) qui ne vend que sa main d'œuvre. Ces petits commerces sont très nombreux. Vous venez avec votre huile et votre filtre et on vous fait la vidange. Sauf qu'après 28 000 km, ma belle mère décide d'aller chez Chevrolet pour faire la grosse révision et une autre vidange. La concession lui fait remarquer que c'est la première vidange pour sa voiture en levant le capot et en montrant le filtre à huile. Elle explique, intriguée, qu'elle leur a acheté par deux fois déjà des filtres à huile. Le mécano répond alors que son véhicule est importé des États-Unis et que le filtre est différent de ceux qu'ils vendent. Celui là est celui d'origine car il n'est sérigraphié qu'en anglais et possède des inscriptions spécifiques que n'ont pas ceux qui sont produit en Colombie et qui sont vendus au Venezuela. Sympa, le petit garagiste du coin, non ? Il récupère les filtres qu'il aurait dû changer et les revendra par la suite. Je me demande même s'il a changé l'huile.
J'ai vu plusieurs fois dans les journaux que tel ou tel carrossier ou mécanicien a été abattu par un client qui lui avait laissé sa voiture quelques jours auparavant. Très souvent, on fait sa justice soi même, rapidement, au revolver. Les vénézuéliens ont énormément d'attache pour leurs voitures. Je pensais donc qu'ils les entretenaient. Mais non, quand je demande ce qu'ils ont fait, bien souvent ils me disent "je la lave toutes les semaines". Moi je pensais qu'ils regardaient les niveaux d'huile, changeait les filtres, vérifiaient les jeux des roulements de roues, l'état des billettes de direction ou des cardans, l'état des suspensions car tout le train roulant est soumis à rudes épreuves sur ces routes chaotiques. Non, non, rien de tout cela, même si on entend un bruit, cela n'alarme pas beaucoup le conducteur. Il faut dire que l'on n'est pas inquiet de nature. On n'use pas ici jusqu'à la corde, mais jusqu'à la casse, c'est à dire bien trop tard, une fois que l'on est en panne ou dans l'herbe sur le toit. La maintenance préventive n'existe pas, et cela n'est pas seulement vrai pour les voitures.
Après cela, pour avoir une voiture, il y a une espèce de mafia des employés d'usines de montages. Ils ont droit pas convention collective à deux voitures par an. Ils les achètent (en s'aidant d'un contact qui finance) et les revendent bien plus cher. C'est du commerce! Vu que l'inflation est de 30% par an et qu'il n'y a pas de voiture, c'est pas dur de trouver des clients.
Les concessions ont très peu de véhicules à proposer au tarif officiel de la marque. Après, c'est un "contact" qui a entendu parlé d'une voiture "neuve mais d'occasion". Elle est en fait au nom d'un employé de l'usine mais n'a jamais roulé. Comme il n'y a pas de voiture à vendre, c'est lui qui fait le prix et c'est comme cela que l'on se retrouve avec des voitures 50% à 60% plus chères qu'en concession.
Parfois on pousse le luxe jusqu'à
souscrire un contrat d'assurance pour soi et sa voiture. Seule une assurance responsabilité civile est
cependant obligatoire. Le prix exorbitant de l'assurance impose bien souvent le choix de ne pas en prendre
du tout. Pour avoir discuter avec quelques personnes de ce sujet, je peux affirmer que l'on a ici aucune
gène à rouler sans assurance. On ne voit pas où est le danger. Et quand un mec bourré vient les percuter de
nuit à un feu rouge et qu'il se barre, on a que les yeux pour pleurer sur sa voiture défoncée et non
assurée. On remercie cependant dieu de ne pas être trop blessé. On ne pense pas non plus au piéton que l'on
pourrait toucher par inadvertance. Dans ce cas là, la méthode est simple, on ne s'arrête pas. Le délit de
fuite lors des accidents est très important.
Assurer une voiture d'occasion revient plus cher que d'assurer une voiture neuve. Comment qualifier un modèle économique où assurer un véhicule d'occasion revient plus cher que le neuf ?... Révolutionnaire? Je ne pense pas que l'on puisse parler de progrès ou d'égalité sociale dans ce cas précis.
J'ai demandé à un assureur qui m'a expliqué qu'une voiture neuve freine mieux qu'une voiture d'occas et donc qu'une voiture ancienne est plus dangereuse. Vraiment, quand il m'a dit cela, j'étais sur le cul! Moi, je pensais que c'était le conducteur qui pouvait être dangereux, même avec une voiture neuve! On se fait des idées vraiment en France!
Je lui demande donc si ma vieille Porsche 959 freine moins bien qu'une Twingo de cette année? Il me réponds qu'il comprend ce que je veux dire mais qu'il n'a aucun moyen, selon lui, pour vérifier que les voitures qu'il assure sont en bon état. Ce qui est faux, car une fois assuré, vous devez passer une visite d'inspection chez l'assureur pour faire "un état des lieux" de votre véhicule. L'inspection est seulement visuelle et on vérifie parfois si l'éclairage fonctionne. Cela n'a rien à voir avec un contrôle technique. Mais vous êtes tout de même tenu d'avoir un véhicule en état. Et si l'assurance prouve que cela n'est pas le cas, en cas d'accident grave, l'assurance ne jouera pas en votre faveur.
Vous pouvez acheter une voiture d'occas
et y faire la maintenance qui s'impose, on s'en fout on vous surtaxe votre prime, même si tout est neuf ou
en parfais état. Avec ce raisonnement, la prime devrait augmenter au fur et à mesure que les années
passent. Mais non, pour l'assureur, 100 000km avec une voiture neuve sans entretien sur les routes
merdiques du coin, cela équivaut à une voiture plus sure, qu'une autre âgée de cinq ans et où les freins et
les amortisseurs viennent d'être changés. Consternant, mais on est au Venezuela...
On paye son assurance en fonction de la marque et du modèle de voiture, comme en France. La voiture est assurée pour un an et peu importe le conducteur, même s'il a eu 10 accidents dans le mois en étant bourré. En s'en fout et on ne cherche pas à savoir. On vend sa voiture d'occasion avec l'assurance. S'il reste 3 mois d'assurance, on la vend avec, et bien souvent, on prend soin de l'écrire sur l'annonce. Un site internet très connu existe ici pour vendre son véhicule d'occas. Pour voir une petite galerie des véhicule américain, on peut aller ici. L'assurance n'est cependant pas reconduite automatiquement d'une année sur l'autre comme le font abusivement les compagnies en France.

Il est normalement obligatoire, pour vendre un véhicule d'occasion, d'effectuer un contrôle sommaire,
auprès de la police de la route, l'I.N.T.T.T. Personne ne le fait car
personne ne sanctionne le défaut. Toutes les ventes de véhicules se font par actes notariaux. Evidemment,
quand vous n'avez pas la carte grise que l'on appelle ici "Título de
Propiedad", vous vendez de la main à la main. C'est comme cela qu'un véhicule change de main, mais
est toujours au même nom depuis qu'il est neuf. Une fois vendu, vous devez changer votre carte grise en
allant tout simplement à Caracas, à la maison mère de l'I.N.T.T.T. Vous
devrez pour cela faire quelques heures de queues dès 5h du mat pour avoir la chance d'entrer dans la
journée et faire votre changement en un quart d'heure. Il est en théorie possible de le faire dans votre
état mais six mois après votre demande, vous n'aurez toujours pas vos papiers.
Plus la voiture est petite et plus la prime d'assurance est chère. Cherchez l'erreur!
En fait, le montant de la prime d'assurance annuelle est un pourcentage du prix neuf de la voiture. Avec un petite voiture genre Ford Fiesta, Chevrolet Corsa ou encore plus petit, Hyundai Gaetz, vous pouvez payer suivant les compagnies jusqu'à 20% du prix neuf de la votre voiture chaque année. Faites le calcul avec votre véhicule personnel, si vous êtes en France, et vous verrez que vous payez bien moins que cela.
Par contre si vous avez une voiture plus grosse, genre gros 4x4, Jeep Cherokee, Ford Explorer ou Chevrolet Tahoe vous pouvez payer moins de 7% du prix neuf chaque année, toujours en fonction des assurances. Ce qui se résume à dire: "plus tu as les moyens d'acheter une voiture solide, moins tu payes d'assurance, et plus tu peux défoncer de petites voitures en étant bourré, sans que cela te coûte un rond de plus l'année d'après!". Alors pourquoi arrêter de picoler au volant ?
Le montant de votre prime vous est donné en fonction du montant de la couverture que vous demandez. En clair, on vous dis: "je t'assure pour 10000BsF". Dans ce montant, on inclut la voiture et les soins éventuels en cas de blessure. Vous ne pouvez pas modifier le type de couverture. L'assurance voiture est un pack complet ou le minimum légal. C'est le choix entre responsabilité civil ou tous risques. Vous ne pouvez pas demander à enlever la couverture vol, bris de vitre, incendie, etc et garder les soins en cas d'accident corporel grave.

Le système étant fait par des irresponsables pour des clients du même acabit, il n'y a guerre de chance que
cela évolue rapidement. Et les assurances n'ont pas de mal à dire que les primes sont élevées pour les
petits véhicules car en cas de choc, les dommages sont plus importants que sur les gros véhicules.
En effet, quand un gros 4x4 brûle un feu rouge pour s'emmancher une Twingo, il faut rembourser une Twingo
neuve et seulement le devant du 4x4. N'entre pas en compte la responsabilité des conducteurs dans ce calcul
mercantile, bien évidemment.
Curieux modèle social du vingt et unième siècle que nous encense chaque jour le pittoresque président de la république Bolivarienne du Venezuela!
Et dire qu'en France, je pensais que les assurances étaient des escrocs inscrits au registre du commerce. Ils sont de biens petits joueurs face au Venezuela. De plus, si vous êtes assuré chez une compagnie X, pour renouveler votre assurance, vous ne pouvez pas aller chez eux pour prolonger votre contrat. On vous renvoie vers un courtier qui s'occupe des intérêts de la compagnie X. L'assurance ne veut pas s'occuper du contact avec la clientèle qu'elle assure. Elle paye un courtier pour cela, ce qui ne va pas diminuer le prix final.
Edité en février 2009
Salut Emilio,
Je ne prétends pas que le Venezuela se résume au seul état d'Anzoatégui.
Cependant, j'observe que certaines régions ont des routes moins mauvaises.
Barcelona est considérée comme la campagne ici et pourtant, elle est de la taille
de Toulouse en France.
Je sais bien que toutes les routes ne sont pas belles en France, mais on a pas la même quantité
de pétrole non plus, me semble t-il?
Après, je ne vois pas bien le rapport avec les routes du Venezuela et celle des Etats-Unis.
J'ai vu des équipes techniques goudrouner directement sur la terre l'année dernière. Tu me dis que
c'est de la faute des américains? J'ai du mal à te suivre.
Le Venezuela a les compétances techniques et humaines de faire beaucoup mieux. Mais la corruption
fait que la qualité vendue sur le papier et celle réalisée sont bien différentes.
La différence va dans les poches des politiques quels qu'ils soient. C'est mon avis
Salut
Je trouve très sympa ta page, mais il parait que ton séjour en Anzoategui ne décrit
pas exactement la réalité vénézuelienne, cette région est loin d'être une métropole,
je te rappelle que en France a la campagne les routes elle ne sont pas très top,
pourtant la vrai raison pour laquelle les routes sont-elles dans cette état c'est
parce que le Venezuela à étais exploité par les USA pendant de dizaines d'années,
90% de routes américaines son faites avec de goudron Vénézuelien, a cause de ça il
ne resté plus de goudron pour notre pays, mais ça change, aujourd'hui le Venezuela grâce
au président Chavez commence a être autonome et progressiste.
Super bien décrit, beau boulot et supers photos pas faciles à faire sans accrochage en voiture. J'aime toujours autant lire tes articles
Salut Jean-Claude,
Je publie ma réponse en retard.
Je suis content de te faire rire. Mais tu verras que c'est bien différent de le vivre sur place que de
lire une description du bordel ambiant.
Il manque encore quelques paragraphes dans cette page, mais elle est dejà très longue.
Philippe,
J'ai bien ri en lisant ton post sur la conduite au Venez. Cela m'a rappelé quelques souvenirs, bien que je
n'ai conduit que sur l'île de Margarita où j'avais loué une voiture. Par contre, sur le continent, c'est
effectivement plus folklorique, et tes photos sont bien choisies comme illustration de tes paroles. Bonne
continuation à Barcelona et à bientôt à Maturín.
Salut Philippe!!!!
Je trouve ta page formidable est pas du tout loin de la réalité comme le cammarade Emilio veut dire. Je pense que la réalité que tu montres de Barcelone est très proche à celle de Maracaibo, Caracas, Valencia, etc qui sont des grosses villes qui ont le mêmes problèmes partout dans le pays. Dans l'actualité les vénézuéliens (chavistas, ceux qui sont poour Chavez) disent tout le temps que c'est la faute des Etats-Unis notre situation mais c'est pas vrai. C'est la corruption qui nous tue, même Chavez est un corrupte et ça Emilio tu peux pas le cacher!!!!! En France la vie est mille fois mieux qu'au Venezuela;
Bravo phillipe