Le commerce

Le commerce au Venezuela n'a rien de commun avec la France, du moins dans sa partie la plus visible, celle qui saute aux yeux, c'est à dire dehors, dans la rue. Ici, tous les endroits ou presque où il y a du passage sont propices à faire des affaires. Cette notion est difficile à comprendre, tant le pays est envahit de vendeurs à la sauvette. Les endroits où l'on ne vend que trois fois rien sont nombreux et parfois dangereux, mais qu'importe quand on peut gagner quelques Bolivars, on ne s'en prive pas. Une importante partie de la population est plus que pauvre et travaille là où elle a le plus de chances de rencontrer son public. Cela peut être sur les autoroutes où l'on s'arrête en fonction de l'endroit réputé pour ses fruits, ses pâtisseries, son café, son casabe ou bien encore ses arepas et non pas de l'endroit où il y a la place pour le faire. On s'arrête aussi en plein milieu de la route et on appelle le vendeur ambulant pour acheter son journal. Très souvent, on n'a pas besoin de s'arrêter au beau milieu de la route en provoquant un ralentissement car d'autres s'en sont chargées avant, un peu plus en avant dans la file interminable de voitures. Les embouteillages sont on ne peut plus propices à toutes sortes de ventes comme des boissons fraîches, des glaces, des chips mais aussi des CD et DVD, des chargeurs de téléphones portables, des casquettes, des allume-gaz, des télécommandes infra-rouge pour les télés ainsi qu'une foule de gadgets dont je n'avais pas idée avant de les voir de mes yeux.

A Maracaibo, j'ai vu des vendeurs avec des dossards numérotés laissant supposer qu'ils étaient en règle. Plus en ville, sur les trottoirs, à la sortie des grands magasins, des banques, à l'entrée des services publics, une foule de gens, souvent très pauvres, vous vendront un impressionnant stock de matériels contrefaits. Là encore, les marques françaises les plus connues et à la mode sont bien présentes mais pas seulement.

L'empire de la contrefaçon ne peut avoir meilleure publicité que dans les rues, avenues et boulevards de tout le pays, que ce soit pour un baladeur mp3, pour les fringues ou pour des lunettes, vous n'aurez aucun mal à faire affaire. Devant un antique bâtiment du registre d'états civils, par exemple, vous trouverez un tout petit stand composé d'une petite table et d'un parasol qui vous vendra les timbres fiscaux et le papiers à entête nécessaires à la rédaction d'un extrait d'acte de naissance. Cela dit en passant, l'acte va vous coûter de 23BsF jusqu'à 46BsF si vous le voulez dans la journée. Curieux modèle social à mon sens, que de demander jusqu'à un quart du salaire hebdomadaire minimum pour établir un tel papier, que vous devez venir chercher à la ville où vous êtes né (très pratique pour celui qui depuis est parti à 500 bornes ou plus) et qui a une duré de validité de trois mois à peine. Plus d'infos concernant la paperasserie locale sur ma page papiers.

Pourquoi y a t-il autant de vendeurs à la sauvette ?

Il faut savoir qu'il y a beaucoup de familles nombreuses très pauvres et de plus, je pense que cela fait partie des habitudes du pays. On m'explique qu'il y a toujours eu ce style de commerces, même avant que le président actuel n'incite la population la plus pauvre des campagnes à aller en villes et à s'emparer d'endroits laissés vacants par leurs propriétaires capitalistes. C'est ce que l'on appelle ici, "las invasiones", les invasions. Des familles entières s'emparent dans la nuit, d'un immeuble en construction, d'une parcelle de terrain vague plus ou moins à l'abandon ou même d'un morceau de route. Par la suite, on commence à créer dans ces endroits une micro activité pour gagner sa croûte. Par exemple, on va proposer le lavage de voitures en se servant de l'eau que l'on vole sur le réseau urbain. On peut d'ailleurs souvent voir que l'eau s'écoule sans discontinuer et même parfois la nuit. Après, on achète un aspirateur pour augmenter son activité et on volera l'électricité sur un pilonne électrique de la ville. Puis, si du monde commence à s'arrêter, on verra venir très vite quelques vendeurs de perro caliente, les hot-dog. C'est le début d'un commerce de petit quartier ultra pauvre qui est né, sans aucune autorisation et avec la bénédiction du gouvernement qui ferme les yeux, tout comme celle de la police, mais qui elle, se réservera le droit de demander au passage une contribution. Le paysage n'est pas très reluisant mais toutes ces personnes ne demandent qu'à bosser et sont très rarement agressives avec les clients, bien au contraire. La bonne humeur est là, en même temps que le soleil de feu, la musique ainsi que les indispensables bières "light" vénézuéliennes.

Le commerce ne se situe pas exclusivement dans la rue mais on est habitué aux nombreux petits vendeurs. Un exemple: je fais des crêpes tout ce qu'il a de plus classique en dessert. Je les fais goûter à la famille et on me réponds, "Tu devrais les vendre dans la rue, je suis sûr que tu gagnerais de l'argent" . Je ne suis pas venu pour vendre des crêpes à un feu rouge, et en plus ils ne s'arrêtent pas aux feux rouges, alors... C'est comme cela pour beaucoup de chose. J'ai vu des gars vendre des rouleaux de papiers toilette dans la rue pendant une forte période de pénurie de la précieuse fibre de cellulose. Je pense d'ailleurs que je vais le mettre en photo sur cette page.

On vend donc de tout, à tous les prix et pour tout le monde. Dans une rue en face de l'entrée d'un marché municipal, le fabricant de fromage local montre toute sa production dans la benne de son pick-up. Les piétons, essayant de se frayer un chemin sur le trottoir, demandent à goûter avant d'acheter. Rien de plus normal, même si on le connaît depuis des années. Et le vendeur se prête bien au jeux, aucun problème. Vient maintenant dans la rue un taxis d'un autre temps qui s'arrête au niveau du vendeur. "Salut mon pote, combien tu le vends ton fromage ? Tu me fais goûter ? Bien, donne m'en 500g!". Et voila comment on peut acheter son fromage dans la rue tout en conduisant ses clients.

Evidemment si vous êtes derrières, vous attendez, vous jouez du klaxon, mais vous avez tout autant le droit de vous arrêter un peu plus loin pour acheter un carton de 30 oeufs. Oui, ici, on vend les oeufs (quand il y en a) par carton de 30 et parfois en demi-carton, la douzaine n'étant pas une unité appropriée aux familles nombreuses. Je ne m'étendrai pas sur le prix des oeufs qui est régulé et les vendeurs affichant dans leurs stands une belle et grande affiche du camarade président Chavez tout en vous demandant de payer plus cher que le prix imposé par ce dernier.

Un peu plus loin, un mini-bus décoré à outrance de peintures et d'autocollants jusque sur les trois quart du pare brise, s'arrête pour laisser s'échapper quelques personnes. On entend la musique à plusieurs dizaines de mètres. C'est une des caractéristiques communes aux bus et à beaucoup de taxis. Deux choses ne peuvent pas tomber en panne sous peine d'arrêt complet. Ces deux éléments essentiels sont le klaxon et l'autoradio. Je reviendrai sûrement dans une autre page sur la manière dont on "conduit" tant il y a de chose à raconter. Un jeune homme monte dans le bus avec un pichet de plusieurs litres de boisson fraîche à la main et dans l'autre, quelques gobelets en plastique.

Le bus démarre, le vendeur cherche à vendre sa boisson genre papelon con limon et descendra un peu plus loin sans rien à payer, même s'il y a souvent une petite contribution quand le commerce est bon. Cela ne gêne absolument pas le chauffeur d'accueillir et de transporter un vendeur qui ne payera probablement pas le trajet. Il y a, je crois, une sorte de solidarité entre eux qui ne me semble pas intéressée. De la même manière, sur un parking privé de station service, une voiture s'installe et commence à déballer et à montrer son stock de chapeaux et de vestes en cuir. Elle restera campée là toute la journée, rien d'anormal.

Le commerce que l'on appelle ici "informel" n'est pas l'unique méthode pour vendre. Le commerce traditionnel, je veux dire par là, celui que l'on connaît en France est tout de même bien présent.

Je reste toujours surpris à ce jour du nombre important de salons de coiffure et d'instituts de beauté. Certains salons sont spécialisés dans la pose de faux ongles loin d'être discrets. On peut passer sa matinée dans un salon et même y manger pendant que l'on s'occupe de vos 20 doigts alors que les badauds dans la rue vous admirent à travers les vitrines qui ne sont jamais opaques. Il paraît, selon une étude sérieuse, que les vénézuéliennes sont les femmes qui dépensent le plus en cosmétiques de toute l'Amérique Latine. Les enseignes de pharmacies sont nombreuses à se faire concurrence sur un choix ahurissant en savons, shampoings, après-shampoings, couleurs, et tous autres traitements capillaires révolutionnaires, crèmes miracles pour le jour comme pour la nuit, etc... Les pharmacies les plus connues sont ouvertes 24h/24h et possèdent un "drive" comme au Mac-Do où l'on fait ses courses en voiture. Cela dit, vous demandez un médicament et on vous répond souvent "no hay" , y'en a pas! Une grande partie des cosmétiques et des médicaments ne sont pas fait au Venezuela, tout comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs. J'aurais bien fait des photos de l'intérieur d'une vraie pharmacie mais les vigiles ont de sérieux arguments qu'ils portent à la ceinture, comme les cowboys, et quand j'ai dégainé mon appareil photo, ils étaient là, pour me dire de le ranger tout de suite. Dans ces pharmacies, on pourrait presque acheter ses bières et ses clopes, mais n'ayant pas encore les licences pour cela, on se contentera des sodas américains, des produits KraftFood entres autres ainsi que des ampoules électriques et des fournitures scolaires.

Le commerce légal se démarque à mon sens par les quincailleries souvent tenues par la forte communauté chinoise et turc du pays et par les commerces spécialisés. Les quincailleries, c'est un genre de Gifi, Foirefouille, Splash ou Babou en France, mais avec ici plus de choix et des prix dégressifs quand on achète en gros. C'est d'ailleurs l'un des termes que l'on retrouve souvent sur les enseignes, "vente en gros ou au détail". Cela va du tuyau d'arrosage à la calculatrice d'école, en passant par la vaisselle, la papeterie et l'outillage. Il est souvent difficile de circuler dans ces magasins vu la densité de produits au sol dans les cartons et des clients qui cherchent une affaire à ne pas louper, profitant d'une erreur de prix entre la caisse et les vendeurs, puisque les prix sont rarement affichés (et que la loi contraint à les afficher).

D'autres commerces plus spécialisés sont tout à fait classiques et on retrouve les mêmes enseignes un peu partout dans le pays. Plus bas une photo du palacio del blumer, "Paradis du sous-tif et du slip". Une enseigne très connue, bien fréquentée, qui ne souffre d'aucune critique, et qui vent de la lingerie féminine et masculine en provenance de Colombie. En fond, une autre enseigne également très connue Limpiatoto, "lave tout" genre de supérette du produit de beauté, droguerie et épicerie. Une remarque à laquelle je pense seulement maintenant, mais lorsque vous achetez quelques chose d'électrique ou de fragile, on le test en sortant et on le vérifie, une fois après avoir payé. Que ce soit un mixeur de cuisine, un miroir de salle de bain, une télé ou des ampoules électriques, vous testez, et si cela ne marche pas, vous allez en prendre un autre, s'il en reste. Cela me paraissait débile au début, mais au final, je dois dire qu'ils ont entièrement raison. Un stand est fait pour cela à la sortie: le vendeur déballe, l'ampoule ne s'allume pas, le miroir est fendu dans l'emballage, la mixeur ne tourne pas, la télé n'affiche rien, on constate ensemble, on change, point final. Cela évite de longs aller-retour coûteux et des mises en cause sur la garantie tout en augmentant la longeur des files d'attente pour sortir du magasin. Déjà que vous attendez bien longtemps en caisse...

Tous les produits importés souffrent du bon vouloir de l'état qui octroie, ou non, une autorisation de paiement. Je m'explique:
Pour acheter par exemple en Colombie, vous devrez aligner des Pessos, voir aussi des dollars. La monnaie du Venezuela, le Bolivar, n'étant pas cotée par le marché des changes mais par l'état, c'est ce dernier qui, après une demande de votre part en bonne et dû forme (avec le formulaire rouge avant le jaune, les bons codes de désignations des produits qui changent et autres conneries qui en découragent plus d'un) pourra convertir les Bolivars de votre compte en banque vers un autre compte en devise étrangère. Et là, si je comprends correctement ce que disent les regroupements, associations et fédérations d'activités commerciales, il y a un grave problème de lenteur administrative et de corruption. Le genre de truc où entre le moment de la demande et le moment ou l'on paye, le prix a évolué ou la marchandise a été vendue à un autre. Combien de fois, ai-je entendu qu'il n'y a pas de pièces de rechanges disponibles pour les voitures car les concessionnaires ne peuvent pas les payer à l'étranger.

A une époque, c'était des journaux qui dénonçaient ne plus pouvoir imprimer par manque d'autorisation de paiement du papier venant des Etats-Unis. Je me suis alors demandé pourquoi on ne fabriquait pas plus de choses ici.

Quand je vais dans la zone industrielle de Barcelona, cela me fait penser au décor d'un film de cinéma tourné à Beyrouth. Les routes sont défoncées et il n'y a pas beaucoup d'usines ouvertes qui produisent. Mais là, c'est pas du décor, c'est vrai! Beaucoup de locaux ont les vitres pétées, les hangars aux toits percés rouillent, la végétation prends le dessus et on aperçoit souvent de gros engins de chantier et pèles mécaniques qui ont été dépouillées et abandonnés, probablement par la peur d'une nationalisation ou expropriation massive, lorsque le camarade président Chavez a commencé à évoquer son admiration pour le modèle économique cubain. Quel gâchis!

L'avenir dira si c'était le bon choix, mais les dés pipés me paraissent lancés. A ce jour, pas mal d'usines sont partis et le pays n'est pas en mesure de produire autant que par le passé, alors qu'il possède beaucoup de matières premières. On a du minerais de cuivre, de la bauxite et du fer. On vend le minerais à l'étranger et on lui rachète le produit fini comme du câble électrique ou des poêles à frire. Pour moi, il y a quelque chose qui tourne pas rond. Je ne dis pas que l'on fabrique rien au Venezuela, mais que l'on pourrait produire beaucoup plus et de meilleur qualité alors que les matériaux viennent du pays. Le savoir faire est probablement parti ou ne s'est pas renouvelé. La corruption a pris de l'ampleur, l'inflation aussi.

Pour continuer sur le commerce, je terminerai par la grande distribution. Une fois de plus, pas grand chose à voir avec la France. Il y a peu de grandes surfaces au profit de nombreux petits commerces. Ce n'est peut être pas plus mal. Ce que l'on appelle ici un centre commercial est à mon sens basé sur le modèle des Etats-Unis. Là où je vis, à Barcelona, le centre commercial commence par un très grand parking fermé et payant, gardé par des vigiles en haut de miradors, une fête foraine permanente, une boite de nuit, un cinéma, des banques, des bars-restaurants, la bouffe rapide genre Mac-Do, Wendies, KFC, Burger King, Arturo (le roi latino du poulet frit), une salle de gym où l'on monte grâce à l'escalator, des grandes pharmacies, une petite supérette genre Champion ou Monoprix et après, des petits commerces à n'en plus finir surtout pour les fringues, les pompes, les parfums et cosmétiques vrais et faux, les bijoux fantaisies, des lunettes, les téléphones, les ordinateurs, bref, ce qui est à la mode dans une société de consommation tout ce qu'il y a de plus classique. Le tout est généralement sur plusieurs étages climatisés, et bien entendu, la palme revient à la capitale Caracas avec son centre commercial Sambil. Celui de Maracaïbo n'est pas mal non plus avec sa maquette du fameux pont sur laquelle on peut marcher. Je n'ai vu pour le moment aucun centre commercial avec une station service, ce qui se comprend puisque l'on ne gagne pas d'argent à vendre de l'essence au Venezuela. Donc on est bien loin d'un hyper-marché français genre Carrefour ou Leclerc avec leurs galeries marchandes respectives. De plus, les centres commerciaux sont, pour ce que j'en ai vu, ouvert de 8h du mat jusqu'à 22h ou 23h et ce, du lundi au dimanche inclus, et même les jours fériés.

En ce début d'année 2008, un effort du gouverneur de l'état d' Anzoátegui est fait pour déplacer ou réduire le commerce illégal qui est une nouvelle fois combattu au niveau national (sur le papier uniquement) comme toutes les résolutions que l'on se fixe en se souhaitant mutuellement une bonne et heureuse année. Il faut bien comprendre que ce qui alimente ce marché est une économie parallèle dont l'état ne touche quedale. Il faut dire aussi que sur le commerce "normal", il ne touche pas grand chose non plus vu le taux très bas de la T.V.A. (9%) et des impôts que personne ne paye. Mais cela commence à faire beaucoup de blé perdu et beaucoup de mécontents, même s'il se dit que l'on touche principalement à l'électorat du président en place.

Le gouverneur a fait rénové un gros édifice, par exemple à Puerto La Cruz, pour donner à chaque buhoneros (vendeur à la sauvette) la même surface de vente de 4m2, dans un endroit à l'origine, propre, climatisé et sûr (rectification: la clim est en panne depuis octobre 2008 et il n'y a pas de pièces détachées). L'idée n'est pas mauvaise mais il va falloir un grand bâtiment. J'y suis allé par curiosité. Beaucoup de "box" sont vides, mais c'est le début de la légalité pour beaucoup. On vends de tout avec une majorité de fringues copiées comme des jeans bien connus, des ceintures, des pompes, des maillots de bain, des fringues pour enfants, etc.

C'est tout à fait correct comme lieu et bien mieux que la rue. Les 4m2 me paraissent quand même un peu petit, mais bon, c'est le gouverneur qui l'a voulut ainsi, alors on ne discute pas. Il y a un système de détection d'incendie, les lumières de secours sont là et comme d'habitude, il n'y a pas d'autres poubelles que celles misent à disposition par les vendeurs de boissons, confiseries, chips, et autres sandwichs. On jette donc dans la bonne humeur ses déchets au sol, comme dans la rue. Je vais souvent en ville et je n'ai pour l'instant jamais vu une mère ou père de famille expliquer à ses gamins qu'il ne fallait pas jeter le papier de son bonbec par terre, mais j'ai de l'espoir. Toute la population ne se comporte pas de la même façon, fort heureusement. Mais il faut bien avouer que cela gène moins de gens de jeter sa bouteille de bière depuis la vitre de sa bagnole, que de personnes se plaignant du résultat. J'ai même vu des hommes affirmer que la plage était sale tout en lui injectant son mégot et en laissant sur le sable ses nombreuses canettes de bières vides, alors que la mer venait bientôt les charrier au fil de la marée montante. Cela fait des jouets flottants pour ses enfants par la suite, tout le monde est content!

La suite: comment faire ses courses au Venezuela?

Edité en février 2008

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