Voyage en Colombie

tampon-onidex.gifPour commencer, je dois expliquer que je ne projetais pas d'aller en Colombie pour du tourisme mais juste afin d'avoir un nouveau tampon sur mon passeport, me donnant droit ainsi à 90 jours supplémentaires d'autorisation de séjour sur le sol vénézuélien.

Si l'on en croit le site de l'ambassade de France, il est possible de faire renouveler un visa touristique en se rendant au service d'immigration qui s'appelle ONIDEX. Pour y être aller plusieurs fois, cette possibilité est suspendue depuis au moins mars 2007, pour une durée indéterminée et pour une raison que l'ONIDEX ne semble pas être disposé à donner. Les fonctionnaires de l'ambassade de France ne semblent pas être au courant, du moins en Août 2007, quand je le leur ai fait part de mes visites au service d'immigration.

imgp1587.jpgJe devais sortir du pays, aller en Colombie, juste à la frontière, faire tamponner mon passeport par l'immigration colombienne et revenir au Venezuela pour un autre tampon. C'est tout à fait légal et le service d'immigration de Caracas lui même m'avait dit que c'était une des solutions les plus faciles. Pour être tout à fait honnête, je dois dire aussi que le même service m'a proposé (moyennant finances) de tamponner mon passeport, comme si j'étais sortie et entré le même jour, mais là, sans voyager. J'ai décliné l'invitation de ce fonctionnaire.

- Premier problème:
Il y a 12h de bus jusqu'à Maracïabo au sud ouest du pays. Même si les bus sont grand confort et à deux étages avec la climatisation à 15º, cela fait long. Ma compagne, Marjorie, m'avait dit que l'on pourrait se poser chez son frère puis repartir de nouveau en bus le lendemain pour environ 2h de voyage jusqu'à la frontière.

- Deuxième problème:
Le père de ma compagne n'a pas pu trouvé de place pour aller en ferry sur l'ile de Margarita. Il nous avait demandé s'il l'on voulait venir, Marjorie et moi. J'avais décliné l'invitation car je voulais garder mon blé pour le voyage en Colombie.

N'ayant donc pas trouvé de place, car s'y prenant en période de carnaval, il s'est dit qu'il allait voir son fils et du coup nous emmener. Moi, je ne suis pas chaud du tout car j'ai vu à quel point il ne savait pas conduire et de plus, il veux emmener mon frère et ma belle sœur. Ce qui fait que l'on serait 6 personnes dans une voiture qui a 5 places pour un voyage de plus de 1000 bornes rien que pour l'aller. Bon, il bosse dans les assurances mais cela ne le dérange pas d'être 6 dans une voiture assurée pour 5 sur un tel voyage, avec pas mal de contrôles de l'armée et de police. J'en parle à Marjorie et me dit que si l'on refuse, il va se vexer et qu'elle n'a pas de problème à se coller dans le coffre de la Jeep Cherokee. Je n'allais pas dire que je ne veux pas y aller, j'avais besoin d'un nouveau visa. Mais j'avais bien fait comprendre que je n'étais vraiment pas content du changement qui nous était imposé.

Je demande tout de même au père de faire une révision de la bagnole car elle a un gros bruit et des vibrations à l'arrière. Je pense que c'est un problème de transmission et du pont arrière. Il me dit avant de partir qu'il a fait faire la vidange du moteur et fait vérifier les freins. Ouai, c'est bien, mais le bruit et les vibrations sont toujours là. De plus, il manque désormais un écrou à chaque roue avant. Je lui dit, mais il me répond: "c'est pas grave, cela va fonctionner comme cela". C'est assez représentatif de l'importance que l'on donne à la notion de sécurité en voiture.

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Bref, on part un samedi matin vers 6h du mat, on roule non pas pied au plancher mais comme des brêles. Le père n'a pas une seule carte du pays, ne connaît pas la route et n'a pas regardé avant le parcourt. Quand on voit un panneau qui dit à droite, on lui dit, et il fait le contraire. Quand on lui dit tout droit, un sixième sens lui ordonne de tourner. Les panneaux sont très rares mais même ceux là, il ne les voit pas. Bref, on a toutes les raisons pour se planter de chemin. Et on se plante allègrement, mais rien de grave, il sait y faire, donc marche arrière sur l'autoroute ou demi tour.

Il faut savoir qu'il n'y a pas souvent de terre plein central, mais une double ligne blanche. Il continue les conneries en doublant à contre sens et même quand il y a du monde en face. Je passe sur les nombreuses tentatives de dépassement sans regarder derrière ou dans un rétro.

Bon, faut pas déconner, je ne suis pas un saint mais quand même, en bagnole ou à deux roues, si je suis avec quelqu'un, j'ai conscience que je suis responsable de mes passagers.

On l'alerte, mai il s'en fout. "C'est moi qui conduit" nous dit-il. Et en plus, c'est même pas pour aller vite, on se traîne lamentablement à une moyenne de 75 km/h par heure sur autoroute.

Pour expliquer brièvement, notre chauffeur double sans accélérer puis freine devant le mec. On double à 2km/h de plus que le mec de droite ou de gauche (oui, on double aussi par la droite) et on met une plombe à doubler quand on peut doubler. Parfois, on se rabat in-extremis, car un autre gars en face double en contre sens. Je lui explique que pour doubler, c'est mathématique, il faut aller plus vite que le gars devant, sinon on reste cote à cote. Il fait semblant de ne pas comprendre.

Notre chauffeur se permet tout de même de faire des remarques désobligeantes sur les gars qui conduisent vite donc mal, selon lui. Mais lui, il conduit bien car il ne dépasse jamais 120! Je reste sans voix devant tant d'idées reçues et de connerie. Je pense que l'on peut avoir là une idée de ce qu'est l'infinie.

p1020357.jpg Evidemment, il faut que l'on s'arrête toutes les deux heures pour qu'il becte car c'est un estomac sur pattes comme beaucoup de vénézuéliens d'ailleurs. On stoppe souvent pour acheter en bord de route ou d'autoroute, là où il n'y a pas la place pour le faire. Les vendeurs sont nombreux, principalement où il y a du danger car les voitures ralentissent et mettent donc moins de temps à s'arrêter sur un semblant de voie d'urgence. Parfois on fait quelques dizaines de mètres en marche arrière pour acheter directement depuis sa fenêtre. On achète d'excellents fruits frais du coins comme des oranges, des ananas ou même des mangues, du casabe ou pour boire un café bien clair que l'on appelle goyoyo. On s'arrête aussi car il n'a pas fait le plein et comme il ne sait pas combien consomme son V8 américain assoiffée, dès que l'on est à moins de la moitié du plein, il s'affole et se met à la recherche d'une station d'essence. Cette bagnole possède un ordinateur de bord avec consommation instantanée et autonomie restante entre autre. On a beau lui dire qu'il reste 250km, non, il faut faire le plein. Putain, il faut se le faire le père de ma compagne, c'est pas un cadeaux!

On arrive à Caracas, il faut s'arrêter et perdre 1h30 pour trouver un restaurant à sa convenance car il a faim, et il veut manger du poulet fris. On repart et il est clair que l'on ne sera jamais avant la nuit à Maracaïbo. De jour, il ne voit pas grand chose, de nuit, cela ne peut pas être mieux. Alors il se colle au milieu de la route et dès que des phares arrivent en face, il pile à mort pour se retrouver à l'arrêt près du fossé. C'est invivable et on s'arrête dans un hôtel de passe pour terminer la nuit non sans aller une nouvelle fois au restau car le pilote à faim.

On repart le dimanche matin bien tardivement vers 9h car il parait qu'il n'a pas dormi de la nuit à la suite d'un coup de fil reçu par erreur dans sa chambre.

Quand on avait prévu d'aller en bus à Maracaïbo, l'arrivée là-bas se faisait dans la nuit de samedi à dimanche ce qui permettais d'aller à la frontière le dimanche. On arrive donc dimanche midi à Maracaïbo. La moyenne est affligeante. Il y a en tout 980km. J'explique à Marjorie que je ne veux pas continuer dans ces conditions et que je veux aller à la frontière en bus, comme prévu. Mais non, le père veut nous emmener le lundi matin avec cette fois ci son fils, ce qui fait que l'on est désormais 7 dans une voiture pour 5.

Je suis à l'arrière, dans le coffre avec Marjorie pour près de 150km qui se transforment lentement en un peu plus de 200km car le pilote s'est une nouvelle fois planté de route, alors même que les flics nous avaient donné la direction inverse. Evidemment, il n'a pas fait le plein avant de partir et donc, il a peur de tomber en panne d'essence. Plus on s'approche de la frontière, moins il y a de stations d'essence et plus il y a de militaires (restriction de Polichinelle pour éviter la contrebande avec la Colombie).

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On arrive à la frontière, on est pas tout seul, loin de là et on fait donc la queue. La population locale est des plus pauvre. La route est encore en plus mauvais état que la normale et les ordures jonchent les deux cotés de la route. J'ai l'impression que ces villages sont abandonnés par le pouvoir centralisé à Caracas. On décide avec Marjorie d'aller à pied et de ne pas attendre deux heures dans la bagnole, dans ce coffre un peu exiguë. Je fais donc tamponner mon passeport par l'immigration vénézuélienne et je deviens donc officiellement sorti du Venezuela. A ce titre, je dois payer l'équivalent d'une unité fiscale soit 45BsF comme taxe de séjour. Les vénézuéliens doivent aussi la payer. Je suis effaré: on doit payer pour sortir du pays que l'on soit à pied ou en voiture ! En avion, je comprends qu'il y est une taxe aéroportuaire, mais là, je ne pige pas.

Pendant ce temps, mon intelligent frère passe le poste frontière à pied avec le frère de Marjorie qui lui, n'a besoin d'aucun papier. Bien entendu, le chef de l'immigration, qui voit un bon coup pour se faire un peu de blé, lui sucre son passeport car il y voit un visa de séjour expiré. Sur ce, le frère de Marjorie s'emballe et commence à engueuler le chef pour expliquer que l'intelligent à un visa de touriste à jour. Ce qui est tout à fait véridique, mais il y avait peut-être une autre façon de faire. Mon frangin récupère son passeport mais avec l'interdiction arbitraire de passer la frontière. On s'en fout car lui n'a pas besoin d'aller en Colombie. On le laisse là et nous attendra à l'ombre. A ce stade, la tension est bien grande et le père de Marjorie fait dans son froque. On lui dit d'aller tout droit en direction de l'entrée de la douane colombienne et essaye de rentrer par la sortie. Je deviens vraiment énervé devant tant de nullité. Je dis à Marjorie que l'on y va à pied et que ses parents n'ont qu'a nous attendre dans la voiture, juste après le poste frontière colombien. On fait tamponner mon passeport et donc je viens d'entrer officiellement en Colombie. On attendra un peu pour ressortir, sur les conseils du mec sympa qui nous tamponne le passeport. Une heure après, lorsque que l'on veut sortir de Colombie et avoir mon tampon, le chef de l'immigration de Colombie nous interroge et nous demande ce que l'on a fait pour ne vouloir rester qu'une heure dans son pays. On lui explique gentiment que l'on ne peut pas rester car deux personnes de la famille n'a pas pu sortir du Venez. Il nous explique alors tout à fait gentiment qu'il n'y a pas d'impôt de sortie comme c'est la cas par exemple au Venezuela. Lorsque des étrangers viennent, la Colombie compte sur le fait que les étrangers consomment pour faire marcher le commerce. Bref, il veut un petit pour boire car il doit, selon ses explications, ajouter un commentaire dans l'ordinateur pour les personnes qui ne sont que de passage. Cela me coûtera donc 50 000 pesos colombien qu'il converti à un taux plus que malhonnête à 150 000 bolivares ou 150BsF.

Bien, il ne me reste plus qu'à entrer au Venezuela et d'avoir mon tampon. Le père de Marjorie rentre tout naturellement en voiture, étant vénézuélien, il ne montre que sa carte d'identité comme il l'a fait pour sortir. Mais, se faisant une nouvelle fois pipi dessus pour je ne sais quelle raison, le voila pris d'une telle peur qu'il plante la bagnole dans la fosse qui permet aux douaniers de vérifier le dessous de la bagnole. Toute la faune autour est hilare et il est bloqué ne sachant pas ce qu'il se passe ni quoi faire. Je suis dans la file d'attente à l'immigration et j'attends mon tour pour avoir mon tampon d'entrée quand je vois avec Marjorie, l'agitation autour de la bagnole bancale. Moi, je pensais qu'il avait roulé sur un mec. Tout le monde se fout de lui et pousse la bagnole en arrière pour qu'il se place mieux et qu'il sorte du poste frontière.

Je me dis à ce stade là, que l'on est vraiment des amateurs et que je fais partie d'une équipe de bras cassés. Pour finir, le mec de l'immigration me dit que je ne peux pas entrer au Venezuela avant 72h qui est le délais légal entre l'entrée et la sortie, ce qui est complètement faux. Il n'y a pas de délais légal minimum avant de pouvoir entrer. Si c'était le cas, on ne pourrait pas prendre l'avion pour entrer et sortir en moins de trois jours, alors que c'est possible. Il me taxe ma feuille d'immigration, la met au chaud en attente, et me demande d'aller voir son supérieur, le même mec qui s'est engueulé une heure avant avec le frère de Marjorie et qui a jeté mon frère aîné, l'ingénieur intelligent qui a oublié d'être ingénieux.

Ce petit chef au look de sergent Garcia (dans Zorro) nous explique que je ne peux pas rentrer avant trois jours. Je lui dis avec mon espagnol que c'est illégal, et qu'à Caracas, le service d'immigration nous a bien dit qu'il n'y avait rien d'illégal à sortir et entrer le même jour. Marjorie me dit de me taire et demande comment peut-on faire pour solutionner le problème. C'est le langage courtois pour dire, "ok, je vais te payer, combien veux-tu ?". Garcia nous fait entrer par une porte dérobée dans une salle des douanes pour nous dire qu'il risque une amande de 200 dollars s'il nous fait entrer. Encore du gros pipeau puisqu'il n'y a pas de contrainte de temps pour entrer et sortir du pays. Il convertit à un taux qui lui est propre les 200$ imaginaires en 800 000 bolivars ou 800BsF soit officiellement 370$US (2150Bs ou 2.15BsF pour 1$ à l'époque). Vidant nos poches devant lui, Garcia voit que l'on a sur nous que 306BsF et là, on est limpio (sans un sou en poche). On lui explique que l'on veut que cela soit officiel et il nous dit qu'il n'y a aucune magouille que cela sera enregistré de manière tout ce qu'il y a de plus légale. Et pour cause, puisque il n'y a rien d'illégal à entrer et sortir à souhait du pays. Il empoche et reviendra une minute plus tard avec mon passeport tamponné et ma carte d'immigration qui attendait.

On reprends la route vers Marcaïbo. Il est bientôt 18h et donc il fait nuit noire. Tous les 5km , comme à l'aller, un poste de garde armé tente de déceler des fausses pièces d'identités sans lampe de poche et sans radio. Soudain le père nous fais une nouvelle fois une frayeur en freinant très tardivement alors qu'une queue s'est formée devant nous. Le père explique que la voiture freine moins bien qu'avant. Un accident vient de se passer. Un poids lourd vient de se renverser et bloque complètement la route. Les voitures coupent et contournent l'accident par les champs voisins. Pour nous qui avons un 4x4, cela devrait être encore plus facile, mais le père nous fait une scène pour descendre un minuscule talus alors que des très petites bagnoles n'ont aucun problème à passer dans l'herbe.

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Ayant toujours peur de tomber en rade d'essence, malgré les 180 bornes d'autonomie qui nous reste selon l'ordinateur de bord et les 150km à faire, le père décide de couper la climatisation qui consomme de l'essence et d'ouvrir les fenêtres sans un instant penser à réduire sa vitesse ou à utiliser le régulateur de vitesse qui doit être neuf. Curieuse façon de penser qu'en ouvrant les fenêtres on va économiser de l'essence. Cela reflète assez bien le niveau de connaissance technique de la population. En fait, on avait juste à faire 80 bornes pour trouver une station ouverte.

On arrive à Maracaïbo et on fait le plein d'essence et de vivre. On se rend par la suite dans l'immense centre commercial Sambil où trône une maquette du fameux pont. Il y sera facile de trouver un restaurant. Je n'avais franchement pas envie de dîner, mais bon cela m'a calmé un peu. On retourne à l'hôtel pour la nuit et on repart le mardi matin, bien tardivement vers 11h après un déjeuner copieux pour le pilote et pour le reste de l'équipe. Le père est allé faire vérifier les freins par une autre paire de bras cassés qui diagnostique une durit de frein métallique aplatie, très vraisemblablement lors du passage inoubliable aux douanes. Le bon père de famille responsable et sensible à la sécurité automobile décide que détordre à la tenaille est suffisant alors que le réparateur lui propose logiquement une durit neuve.

Et on repart pour faire un voyage digne du salaire de la peur avec une moyenne ahurissante de 57km/h sur autoroute sur les deux premières heures alors qu'il n'y a que peu de trafic. J'invite mon chauffeur à réfléchir sur le temps qu'il faudra pour atteindre Caracas et les 700km qui nous en sépare. Il me répond qu'il conduit prudemment car il ne dépasse jamais 120km/h et s'empresse une nouvelle fois d'emprunter le canal en sens contraire pour doubler de lents camions et ensuite freiner rapidement une fois le laborieux dépassement effectué.

Arrive la nuit et toujours une autoroute mais avec muret en béton au milieu et une maigre voie d'urgence à l'extrême droite. Le chauffeur ne voyant rien de nuit et ne voulant pas passer le volant décide de rouler entre 30 et 40km/h sur le bande d'urgence en ce faisant coincer à de multiples reprises par les camions très lent dans les montés. S'en suit un parcourt insupportable entre les camions rapides qui doublent facilement notre 4x4 et d'autres qui nous ralentissent un peu plus. 700km en 10h, voila le résultat.

A Caracas, on prend une chambre d'un modeste hôtel et on rentre à Barcelona le lendemain avec l'étoile au volant commentant la moindre infraction des ses concitoyens alors qu'il fait la même chose et parfois bien pire. Insupportable!

Evidemment, sur le parcourt de 280km, la bagnole nous affiche un joli témoin de défaut de moteur selon le pilote et arborant un symbole de boite de vitesse ou de boite de transfert selon moi. On s'arrête pour demander de l'aide à un mécano maquillé comme un ramoneur. Il nous dira simplement que c'est l'essence qui n'est pas bonne sans aucune autre vérification que le filtre à air.

Et voilà, on est à Barcelona, la voiture tient toujours et le pilote me demande pourquoi je ne lui réponds pas et fait la gueule. L'ambiance n'est donc pas bonne, mais je ne m'en sens pas responsable.

Il me faudra quelques semaines pour remonter dans sa bagnole et là, c'est moi qui conduit en lui montrant ses défauts qu'il prendra à la rigolade. Sur ce, je n'insiste pas car il n'y a pas plus sourd qu'un vénézuélien qui ne veut pas entendre.

Edité en mai 2008

1 commentaire
Jeremy a dit le 22/06/2009:

Salut,
ton aventure en colombie a du etre un cauchemard, mais j'etais pas loin de me pisser dessus...j'etait au venez en juin 2007 alors j ai pas eu trop de mal a t'imaginer......c comme tu dis 'des bras casses' au plaisir de te lire...